On peut se poser le problème de façon différente : qu'est ce qu'on souhaite détecter/automatiser ?
On peut vouloir détecter la présence (radar) ou le déplacement (IR) de quelqu'un, la luminosité d'une pièce (pour ne pas allumer la lumière à midi), l'ouverture d'une porte ou d'une fenêtre, la fumée, le CO, la température (pièce, extérieur, chauffe-eau, plaque induction, frigos, congels, poêles, chaudière, clim), l'humidité, la consommation d'énergie (eau, élec, gaz), la production d'énergie (panneaux solaire, onduleurs), l'état d'une alimentation, la position d'un interrupteur, la présence de chocs sur une porte, une vitre ou une boîte aux lettres, les appuis sur les télécommandes de tout poils, des quantités dans des réservoirs, ...
On peut vouloir automatiser la lumière (on/off mais aussi intensité/température de blanc, couleur), les prises de courant, les volets, les portails, portes de garage, les chauffe-eaux, machines à laver (linge et vaisselle), sèche linge, radiateurs, clims, charge voiture, VMC, four, micro-ondes, poêles à pellets, chaudière, pompes, clim, vannes (par exemple l'alimentation générale en eau), ...
Noter que pour les consommations, il faut que le point de mesure soit à un endroit où seul ce qu'on souhaite mesurer est connecté. Du coup, un départ de disjoncteur "Cuisine" si on veut mesurer les consos en détail du four, MO, lave vaisselle n'est pas le bon endroit (sauf s'il y a une ligne pour chaque départ).
Penser également à ce qui semble obligatoire (par exemple délestage électrique si l'abonnement est inférieur à la consommation (mon FabLab a 12 KW en triphasé, pour 20 KW de chauffage électrique, 2 kW de chauffage d'eau, et des découpes laser...), de ce qui est du confort (allumage automatique des lampes quand on entre dans une pièce si la luminosité est basse).
Enfin, penser au WAF (Wife Acceptance Factor), traduit en français par "je n'aime pas trop me faire pourrir quand ça ne fonctionne pas
Du coup, philosophiquement, on peut réfléchir au moyen de connexion aux capteurs/actionneurs. En gros, il y a le fil et le sans-fil.
Le fil à l'avantage de la fiabilité, la distance couverte, l'immunité (si bien choisi) aux parasites les plus courants et l'apport de l'alimentation des équipements. Par contre, il doit avoir été prévu au départ (ou accepter d'en repasser au fur et a mesure des besoins, mais souvent en ouvrant les murs et plafonds, ce qui souvent expose a des remarques

, fait vite un énorme paquet, dont les extrémités sont fixées ad vitam.
Le sans-fil à l'avantage de pouvoir être posé à peu près partout, mais est moins fiable (bien que le ZigBee soit assez résistant), et doit être alimenté par piles ou alimentation secteur (ce qui le rend un peu moins sans-fil

IMHO, éviter le WiFi, qui est sujet aux coupures intermittentes, quelque soit la qualité de son installation. Perso, je suis content du ZigBee (avec plus de 130 capteurs/actionneurs).
Enfin, penser au bypass du système mis en place (comment je le fais marcher alors que mon RPi vient de cramer, où que le système ne boote plus). Pour les gens qui avancent dans l'âge, penser aussi au repreneur (ça peut juste consister à un document expliquant comment débrayer tout quand vous n'êtes plus là pour corriger). Un des avantages peu connu/utilisé du ZigBee est la capacité de lier les dispositifs entre eux, sans avoir besoin de domotique (par exemple, lier un inter et une lampe). Du coup,le mode dégradé est implémenté de base
Pour revenir à la question, on pourrait penser avoir du fil aux endroits éloignés de la domotique (portail par exemple), là où le besoin est à peu près calé (ne pas hésiter à passer plusieurs câbles), et utiliser du ZigBee ailleurs.
Et pour revenir à la conception, le coup du neutre dans les boîtiers inters est effectivement une très bonne idée. Dans l'extension que j'ai faite il y a 5 ans, j'ai également amené une phase permanente dans chaque sortie au plafond, en plus du fil qui vient de l’interrupteur, afin de pouvoir intégrer un module au plafond (ou repiquer une alim pour un radar lui aussi au plafond).